Ce 1er octobre était une belle soirée, lumineuse et élégante. La lecture de la correspondance échangée entre Pauline Viardot, Ivan Tourguéniev et Gustave Flaubert nous faisait entrer dans l’intimité de ces géants. Leurs vies, leurs préoccupations, leurs projets devenaient les nôtres l’espace d’une soirée. L’interprétation remarquable de Françoise Gillard (P. Viardot), d’Eric Génovèse (I. Tourguéniev) et de Christian Gonon (G. Flaubert), dont on soulignera la complicité, leur prêtait vie. Leur correspondance – qui ne nous était pas destinée – nous ramène, un siècle et demi plus tard, à notre propre quotidien, nos doutes, nos interrogations esthétiques, morales et sociales, car ces artistes étaient des êtres humains proches de nous, si proches. C’est ce qui nous a émus et nous émeut toujours. Les airs choisis et joués par la violoncelliste Florence Hennequin servaient habilement de transition entre les thèmes qui ont jalonné les lettres, contextualisées avec poésie par le récitant Alain Ghazal. Un regret toutefois : quel dommage que le spectacle ne puis pas profiter à plus de spectateurs !

Evelyne Verrien

 

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