Sur une idée originale de Françoise GILLARD, le spectacle Parce que j’en avais besoin s’inscrit dans une profonde recherche sur le mouvement, débutée en 2011 avec le solo Signature que Françoise Gillard avait écrit et dansé au Théâtre du Vieux-Colombier / Comédie-Française à Paris.

Ce nouveau spectacle a pour ambition de raconter à travers les gestes et la « physicalité » de deux comédiens, Benjamin JUNGERS et Julien LEMONNIER, les relations d’amitié, le besoin qui est en chacun d’entre nous de les entretenir ou non, au fil du temps qui passe.

Acteurs l’un et l’autre, amis d’enfance, Benjamin et Julien n’avaient pas eu jusqu’ici la chance de partager la même scène. Françoise Gillard, sociétaire de la Comédie Française, leur propose d’inventer avec elle une conversation dialogue sur le thème de l’amitié et du besoin d’amitié, amitié partagée, trahie, sublimée pour reprendre les propos de Sandrine Treiner. Deux musiciens chanteurs, de formation classique pour l’un et expérimentale pour l’autre, créeront et construiront, au fil des répétitions, la musique du spectacle.

L’originalité de ce spectacle Parce que j’en avais besoin tient au rôle essentiel, quasi-exclusif de la gestuelle et de la musique, sans aucun usage des mots ni des figures codées de la danse. « Ce qui n’est pas verbal peut se transformer en un langage très expressif. Le mouvement est parfois bien plus fort que la parole » précise Françoise Gillard. Qui ajoute : « Le silence et les propositions des corps abritent bien des dialogues ».

Ce spectacle révèlera-t-il aux deux comédiens les ressorts (inconnus d’eux) qui ont initié, construit, voire menacé leur amitié : émotions contenues, souvenirs enfouis, sensations perçues – ou non – en commun, peur d’affronter à deux les incertitudes et les fragilités de ces territoires ? Une redoutable mise en danger pour les acteurs, une véritable mise en abyme pour les spectateurs.

Grâce aux aides recueillies, l’histoire peut enfin s’écrire : le spectacle sera monté à la MAC de Créteil les 11, 12 et 13 mars 2019, puis au Théâtre des Bernardines à Marseille les 19, 20, 21, 22 et 23 mars 2019. Il sera également donné au festival d’Angers en juillet 2019.

Une CAMPAGNE DE FINANCEMENT PROARTI est lancée pour que nous rejoigne SZYMON BRZÓSKA, dont la création musicale donnerait tout son sens au spectacle.

Originaire de Pologne, Szymon Brzóska est diplômé de l’Académie de Musique de Poznań (Pologne), ainsi que du Royal Flemish Conservatory à Antwerp (Belgique), où il a étudié sous la direction des compositeurs Mirosław Bukowski et Luc Van Hove. Le travail de Szymon Brzóska explore la synergie entre la musique, le mouvement et l’image. Les centres d’intérêts de ce compositeur l’ont amené à participer à de nombreux projets collaboratifs mêlant différentes formes d’art. Son langage musical, entre avant-garde contemporaine et tonalités étendues avec une touche de minimalisme, reste profondément ancré dans la grande tradition de la musique classique.
A travers sa musique, Szymon crée un monde de couleurs, d’atmosphères spécifiques et d’émotions intimes.
En parallèle de son travail personnel, il s’est spécialisé dans la création de musiques pour la danse. Il a travaillé avec différents chorégraphes récompensés (Sidi Larbi Cherkaoui, David Dawson, Maria Pages, Vladimir Malakhov), des orchestres renommés (Sächsische Staatskapelle Dresden, Het Balletorkest) et des compagnies de danses réputées (Het Nationale Ballet, Semperoper Ballett, Cedar Lake Company, Eastman).

Ses compositions ont été jouées à de nombreuses reprises dans plusieurs lieux et festivals à travers le monde, comme au Sadler’s Wells Theatre, à l’Opéra de Sydney, au Lincoln Center et à la BAM de New York, au Semperoper de Dresde, à l’Esplanade de Singapour et au Festival d’Avignon.
Les compositions personnelles de Szymon ont été données pendant le festival music@venture à Antwerp, au Festival of Polish Piano Music à Słupsk, à la Biennale Ars Polonia à Opole, au Sounds New Contemporary Music Festival à Canterbury, à l’Operadagen Rotterdam, au Tehran International Contemporary Music Festival et au Festival « En Avant Mars » à Gand.

Conception et mise en scène : Françoise GILLARD

Françoise Gillard se forme au Conservatoire royal de Bruxelles, dans la classe de Pierre Laroche ; elle en sort en 1995 avec un premier prix d’interprétation et déjà quelques productions professionnelles à son actif en Belgique. En 1996, elle joue dans Un mari idéal d’Oscar Wilde mis en scène par Adrian Brine (au Théâtre Antoine puis en tournée). En novembre 1997, Jean-Pierre Miquel l’engage dans la troupe de la Comédie-Française pour y interpréter Thomasina Coverly dans Arcadia de Tom Stoppard mise en scène par Philippe Adrien au Théâtre du Vieux-Colombier. En janvier 2002, elle est nommée 507e sociétaire de la Comédie-Française et travaille sous les directions de Simon Eine, Andrzej Seweryn, Jacques Lassalle, Lukas Hemleb, Robert Wilson, Lars Norén, Oskaras Koršunovas, Denis Podalydès, Lee Breuer, Éric Ruf, Denis Marleau, Marc Paquien ou encore Anne Kessler. Elle participe également au spectacle Tu d’Olivier Meyrou et Mathias Pilet et collabore avec le danseur et circassien Damien Fournier ; elle mène une carrière au cinéma et à la télévision sous les directions d’Alain Resnais, Jane Labrune, Emmanuel Bourdieu, Bruno Podalydès, Aki Yamamoto, Anne Kessler, Benjamin Jungers, Jean-Daniel Verhaeghe, Alain Tasma… Françoise Gillard obtient en 2000 le prix de la meilleure comédienne décerné par le Syndicat de la critique pour son rôle d’Alarica dans Le mal court d’Audiberti. En 2002, elle reçoit le prix Suzanne-Bianchetti de la SACD ainsi que le Coq de Cristal de la personnalité belge de l’année et, en 2013, le prix Beaumarchais du Figaro de la meilleure comédienne pour le rôle-titre dans Antigone d’Anouilh. La saison passée, Les Enfants du silence par Anne-Marie Etienne au Théâtre Antoine lui valent une nomination aux Molières 2017 (catégorie meilleure Comédienne dans un spectacle de Théâtre public). Elle crée ensuite L’événement d’Annie Ernaux mis en scène par Denis Podalydès au Studio-Théâtre. Après la tournée de 20 000 lieues sous les mers d’après Jules Verne, adapté et mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort, Françoise Gillard joue Salle Richelieu dans Poussière écrit et mis en scène par Lars Norén. Cette saison on peut l’applaudir dans La Locandiera de Carlo Goldoni par Alain Françon, Hors la loi de et par Pauline Bureau et dans la reprise de 20 000 lieues sous les mers.

Comédiens : Benjamin JUNGERS ; Julien LEMONNIER

Après s’être formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de ParisBenjamin Jungers intègre la troupe de la Comédie-Française de 2007 à 2015. Il y multiplie les rôles, dirigé par des metteurs en scène tels que Christophe Rauck (il est Chérubin dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais), Fausto Paravidino (Gianni dans La Maladie de la famille M de Paravidino, pour lequel il est nommé « jeune talent masculin » aux Molières 2011), Catherine Hiegel (Cléante dans L’Avare de Molière), Lilo Baur (Gorin dans La Tête des autres de Marcel Aymé), Christian Benedetti (X dansExistence d’Edward Bond). Il danse également dans L’Autre, spectacle chorégraphié par Françoise Gillard et Claire Richard.
Puis il quitte la Comédie-Française en 2015. Depuis, il a interprété Octave dans 
Les Fourberies de Scapin de Molière mises en scène par Marc Paquien, Lui dans L’Autre de Florian Zeller par Thibault Ameline, Clitandre dans Les Femmes savantes de Molière par Catherine Hiegel, Arlequin dans Les Jumeaux vénitiens de Goldoni par Jean-Louis Benoit au Théâtre Hébertot.
Benjamin Jungers s’intéresse à l’écriture et à la mise en scène ; il écrit les textes qu’il interprète lui-même à l’occasion de deux Cartes blanches au Théâtre du Vieux-Colombier (2008 et 2012). En 2014, il met en scène L’Île des esclaves de Marivaux au Studio-Théâtre et réalise Comme ils s’en vont, son premier court-métrage. Fort de sa carrière théâtrale, Benjamin s’illustre au cinéma (Hellphone de James Hut, 2006), ainsi qu’à la télévision (Le Boeuf clandestin réalisé par Gérard Jourd’hui, Les affaires sont les affaires par Philippe Bérenger, Rapace par Claire Devers). On a pu le voir plus récemment dans Cessez le feu, film d’Emmanuel Courcol.

Diplômé du département théâtre de l’Institut des Arts de Diffusion (IAD, Belgique, 2009), Julien Lemonnier rencontre tout d’abord Dominique Serron et la troupe de l’Infini Théâtre ; il joue dans La Princesse Turandot, où il apprend le jeu dansé avec des masques pleins.
Il a depuis enchaîné les rôles dans des pièces classiques (Les Femmes savantes de Molière, Le Roi Lear de Shakespeare ou encore Le Cid de Corneille) et contemporaines (Et la nuit chante de Jon Fosse, Tristesse Animal Noir d’Anja Hilling, Un air de familled’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Brooklyn Boy de Donald Margulies). Il a travaillé dans de nombreux théâtres en Belgique (Théâtre des Martyrs, Atelier Théâtre Jean Vilar, Théâtre Varia, Théâtre le Public, Centre culturel des Riches-Claires, Théâtre du Parc), avec des metteurs en scène comme Georges Lini, Armand Delcampe, Éric de Staercke, Frédéric Ruymen, Yoshi Oida, Marcel Delval, Olivier Leborgne, Jordane Veya).
Il a également chanté et joué au Palais des Beaux-Arts de Charleroi ainsi qu’à l’Opéra Royal de Liège dans l’opérette L’Auberge du Cheval Blanc.
En 2015, il crée la compagnie PHOS/PHOR avec la comédienne Camille Sansterre avec qui il co-met en scène La Compatibilité du caméléon, une création sur la thématique de la réinsertion des détenus, présentée au Théâtre de la Vie en janvier 2018 à Bruxelles puis en tournée ensuite.
Parallèlement à ça, il a également donné par deux fois le stage de masque neutre à l’IAD et a animé quelques ateliers de théâtre pour adolescents.
Enfin, Julien est également compositeur et musicien ; il a réalisé, au piano ou en musique électro, les bandes-son des spectacles AliceToo big for the stage, Postiches et Les Nuits blanches. Cette saison il créera les bandes sons des spectacles Rigor Mortis d’Ahmed Ayed à l’Atelier 210, et Tom, spectacle jeune public écrit par Stéphanie Mangez et mis en scène par Olivier Lenel.

Interprètes : Florence HENNEQUIN (violoncelle) ; Yannick GONZALEZ (clarinette basse et percussions)

Après ses études au Conservatoire National de Paris, Florence Hennequin entre à l’Orchestre Régional de Bretagne. Après six années de musique symphonique, elle regagne Paris et s’ouvre à de nouveaux horizons musicaux, jouant opéras, ballets et concerts classiques à l’Opéra National de Paris, à l’Orchestre National de Lille et au sein de nombreux ensembles, en passant par la musique ethnique, le tango argentin et le théâtre musical (notamment Le Roi Lion au Théâtre Mogador).
Elle accompagne également les comédiens de la Comédie-Française dans le Cabaret ‪Boris Vian‬ dirigé par Serge Bagdassarian au Studio-Théâtre puis interprète le spectacle Ferré, Ferrat, Farré au aux côtés du comédien Jean-Paul Farré. Elle joue ensuite au Théâtre du Châtelet (A Flowering Tree de John Adams), à l’Opéra Garnier au sein de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, et au Théâtre Mogador (Le Bal des vampires mis en scène par Roman Polanski).
Elle se produit la saison passée dans le spectacle de danse hip-hop Corps pour Corps, et D’Amsterdam à Vesoul en hommage à Jacques Brel.
Elle vient d’enregistrer le dernier album de Lenny Kravitz, de Lisa Simone, et celui d’Omar Pène, star de la chanson Sénégalaise. Pour accompagner une nouvelle fois les comédiens de la Comédie-Française dans le spectacle Dialogues de géants monté par la Compagnie Les Signatures, elle arrange puis en interprète la musique. Elle vient de créer le spectacle Elémentaire, mon cher ! au sein du Créa, dirigé par Didier Grosjean, musique originale de Thierry Boulanger. Cet automne, elle donne au Japon une série de quinze concerts en hommage à ‪Francis Lai‬, puis débutera la création de Parce que j’en avais besoin.

Yannick Gonzalez est sorti du TNS en juin 2017. Il y a notamment travaillé avec Alain Françon, Stanislas Nordey, Blandine Savetier, Lazare, Marc Proulx (mouvement, masque), Françoise Rondeleux (chant, voix), Bruno Meyssat et Julien Gosselin. C’est un chercheur aux différentes facettes : acteur, musicien, metteur en scène et réalisateur.
Il travaille avec Animal Architecte où il joue dans Durée d’exposition (Fragment(s) 2017, La Loge 2018), les Compagnons Butineurs avec qui il travaille actuellement sur le Mont -création collective inspirée du Mont Analogue de René Daumal- (résidences: Labo Victor Hugo/Rouen, la Factorie-Maison de la poésie/Ile du Roi, Maison des Métallos/Paris, Comédie de Caen et Nouveau Théâtre de Montreuil), avec les Enivrés en tant que metteur en scène sur une recherche liée à l’exploration de la ville, du territoire et en tant qu’acteur sur l’Inquiétude de Valère Novarina (parole/musique/paysage), et avec POLIPUS POLIPUS sur LA PANNE (théâtre/promenade), et sur un « trajet-récolte » documentaire à travers les plus petites routes de France.
Il travaille également sur la réalisation d’un second court-métrage où il travaillera avec 5 actrices (Pauline Chabrol, Délia Espinat-Dief, Isis Ravel, Hélène Morelli et Maëlys Rebuttini) où il souhaite interroger le rapport à la mort, au rituel, à la solitude, à l’amitié féminine et au silence.
Dans Parce que j’en avais besoin, il viendra accompagné de sa clarinette basse et d’instruments de percussions.

Lieux et dates de représentation : MAC de Créteil les 11, 12 et 13 mars 2019
Théâtre des Bernardines à Marseille les 19, 20, 21, 22 et 23 mars 2019
Festival d’Angers en juillet 2019